Ce que je retiens de cette rencontre de Ruffiac, c'est qu'elle était bienvenue et dans le fil des rencontres de Saint Abraham et de Ploërmel.
L'écologie est fondée sur des valeurs plus que sur des techniques alternatives.
Il y a une sorte de racine spirituelle à l'écologie.
C'est d'une « vision de l'homme » qu'il s'agit.
L'écologie c'est une sorte de philosophie.
Tanh est remarquablement douée pour la communication. Elle sait animer, stimuler, encourager. Elle est en cohérence avec son propos, elle connaît ses propres valeurs, ses accents, mais ne les impose pas de haut.
Nous ne sommes pas dans les recettes même si les questions techniques ont été abordées, (déchets, graines, terre) c'est une attitude de respect, de non-gaspillage, d'attention aux générations futures, une sorte d'humilité nouvelle.
L'essentiel est un vouloir-vivre sans prétention à partir d'un réseau de proximité. Écarter les solutions lointaines. S'occuper des proches. Voir les conséquences à court-terme et à moyen-terme.
L'abeille est une parabole. Quand elles meurent, c'est certainement un signal fort. Les suicides par vie impossible. L'abeille qui vit, c'est la pollinisation du monde, on est tout simplement plus intelligent à plusieurs. Ca fait réseau, les petits apports des uns font du bonheur partagé.
C'est donc ici la même posture que celle de Pierre Rhabi, dont j'ai surtout retenu la leçon de sagesse, d'humilité et de vision spirituelle.
Il y aurait à travailler ensemble les soubassements fondateurs et relire Edgar Morin ou Ivan Illich.
Et même résumer le nouvel entretien de Mgr d'Ornellas avec Nathalie Koziusko-Moriset… et mille autres choses.
Joseph Thomas




