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POLEN

Notre petite contribution pour la planète

PhytoépurationNous habitons une maison que nous avons fait rénover en 1980 avec les techniques et méthodes courantes de l'époque pour l'habitat et l'assainissement. Notre maison était donc équipée d'une fosse septique avec un puits perdu. Quand le SPANC a contrôlé toutes les installations en milieu rural, nous n'étions plus parfaitement dans les normes mais nous ne souhaitions pas nous remettre aux normes avec une nouvelle installation avec filtre à sable.

Nous avons alors pris du temps pour nous documenter et réfléchir. Nous avons fait les salons, participé à des soirées d'information.....Nous nous sommes vus proposer différentes solutions plus ou moins homologuées.
Compte tenu de la disposition de notre maison, des installations qui étaient déjà existantes, de nos activités et de notre vécu, nous n'avons pas envisagé de passer aux toilettes sèches à l'intérieur de la maison pour ne pas nous imposer de nouvelles contraintes. De plus nous avions visité une phyto-épuration avec toilettes sèches chez une famille dont les avis étaient un peu divergents ce qui ne nous avait pas convaincus. Nous avions visité 2 phyto-épurations en toilettes humides en Ille et Vilaine qui correspondaient mieux à notre projet, par contre elles fonctionnaient toutes les deux avec l'eau du réseau et cela ne correspondait pas à notre philosophie. A cette époque nous n'avions trouvé qu'un seul bureau d'études sur Rennes ( à la foire bio de Guichen) pour réaliser notre dossier.
Pour ne pas utiliser l'eau du réseau comme nous le souhaitions, nous avons associé à notre projet une récupération d'eau pluviale dans une citerne cylindrique de 5000litres que nous utilisons aujourd'hui pour les toilettes, la machine à laver et diverses utilisations. Ces 2 installations associées datent de l'hiver 2008. Nous avons effectué les travaux nous-mêmes en faisant appel à un terrassier.pour qui c'était la première réalisation de ce type. La phyto-épuration ( sans compter la récupération d'eau pluviale) coûte sensiblement le même prix qu'une installation avec filtre à sable.

 

La phyto-épuration en quelques images...

Collecteur de 120litres.
A l'intérieur une pompe vortex de relevage qui broie les matières solides.
Filtre vertical planté de phragmites.

Filtre horizontal avec différents types de plantes aquatiques qui ont toutes un rôle épurateur. A la sortie de ce deuxième filtre, l'eau est bactériologiquement propre et pourrait être rejetée au fossé.

Nous avons choisi de valoriser cette eau au niveau d'une mare intégrée au potager dans le but de créer une biodiversité avec plantes, grenouilles, poissons....
L'eau de cette mare est utilisée pour l'arrosage du potager.

 

La récupération d'eau pluviale


Zone d'accès dans le jardin.

Citerne cylindrique de 5000 litres

avec un simple filtre.

Surpresseur

L'excès de la réserve d'eau pluviale se déverse également dans la mare.


Notre système fonctionne depuis décembre 2008 et nous satisfait totalement. Nous avons diminué notre consommation d'eau de 40%.
Les personnes qui souhaitent en savoir davantage peuvent toujours nous contacter où venir à la porte ouverte « Bienvenue dans mon jardin » les 18 et 19 juin.

NB : Une telle installation en phyto-épuration n'est pas autorisée à titre individuel au niveau de la loi pour l'instant. Il faut obtenir une dérogation du maire de la commune. Il faut savoir qu'au niveau assainissement individuel, la France est sur une obligation de moyens alors que l'Europe est sur une obligation de résultats.

 

Et si ensemble nous faisions quelque chose ?