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Atelier jardin du 12 octobre 2019

Au programme de ce premier atelier de l’année 2019-2020, présentation des activités du groupe jardinage, échange sur nos pratiques et nos attentes, un point sur les travaux d’automne et un tour commenté du jardin de Bernard.


Présentation des activités du groupe jardinage

Les objectifs de l’atelier jardinage sont les suivants :

  • Jardiner en agroécologie (souci du respect de la nature).
  • Produire des légumes pour nourrir sa famille.
  • Echanger pour s’enrichir techniquement et humainement.
  • Participer à la vie de l’atelier et de l’association dans la mesure de ses possibilités.

Pour cela, Jean et Bernard nous proposent :

  • Des apports théoriques
  • Des apports pratiques avec des réalisations sur le terrain
  • Des échanges sur nos pratiques
  • Une visite de jardin en juin

Mais pour que le groupe fonctionne vraiment, c’est à chacun de contribuer :

Le stand Atelier jardinage sur la fête des 10 ans de Polen

  • En proposant des échanges d’outils, de plants…
  • En parrainant des jardiniers débutants
  • En acceptant certaines responsabilités. Par exemple, le rôle de secrétaire de séance sera assuré tout au long de l’année alternativement par Nadine, Thierry, Aurore et Marie-André (Ce premier compte-rendu a été rédigé par Nadine et Aurore).
  • En organisant des commandes groupées. Un achat de semences de pommes de terre est déjà prévu. Après recueil des expériences de l’an passé, les variétés commandées devraient être de la Rubis (primeur) et de la Nicolas (pleine saison)
  • En participant à l’animation du stand jardinage sur les différentes manifestations auxquelles Polen participe dans l’année (vide-jardins, ou fêtes…)
  • En rendant le groupe vivant et dynamique avec l’envie de tenter des expériences
  • Ou même, tout simplement, en covoiturant.

A savoir : l’activité du groupe jardinage ne s’arrête pas aux 6 ateliers proposés…

  • Groupe nature du collège de Ploërmel : Polen anime un groupe nature avec 10 élèves très motivés.
  • Entretien de la tourbière de Sérent en collaboration avec l’association Bretagne vivante (les dates fixées pour les 2 grandes journées d’entretien de la tourbière sont le 19 octobre et le 14 novembre).

Echange sur nos pratiques et nos attentes.

Après avoir fait le point par petits groupes sur les réussites et les échecs dans les cultures de cette année et sur nos attentes vis-à-vis de l’atelier jardinage, nous avons mis tout dans un pot commun.

Quelques-unes de nos préoccupations :

  • Comment faire ses graines ?
  • Comment utiliser un bac en bois sans devoir le renouveler trop souvent car il pourrit ?
  • Comment éviter les parasites dans les carottes et poireaux ?
  • Comment utiliser réaliser un support pour les plantes grimpantes sans qu’il soit détruit par le vent ?
  • Comment faire des associations de plantes pour maximiser la place dans un petit jardin ?
  • Comment enrichir le sol ?
  • Comment éviter les maladies ?
  • Comment analyser le terrain ?
  • Comment éliminer les limaces et autres ravageurs ?

A partir de ces attentes, Jean et Bernard vont nous proposer un programme pour les 5 ateliers à venir.

Travaux d’automne

Après la théorie, place à la pratique !

Nous avons donc suivi Jean (pour les débutants) et Bernard (pour les plus expérimentés) dans le magnifique jardin de Bernard pour faire le point sur les travaux à faire en automne.

Le paillage des planches de jardin

Grelinettes à 3 ou 5 dents et campagnole

1ère info : si vous avez cultivé des haricots, surtout n’arrachez pas les racines ! coupez simplement ce qui dépasse. En effet les racines des haricots (comme celles de toutes les légumineuses possèdent des nodules qui lui permettent de fixer l’azote de l’air et d’enrichir le sol).

Pour travailler le terrain, on peut utiliser une grelinette à 3 ou 5 dents (bien prendre un modèle avec les dents courbées et non pas droites dans ersatz proposés parfois), ou si on a plus d’espace une campagnole.

On ne laisse pas la terre à nu l’hiver. Bernard a mis un mélange tonte de pelouse et feuille sur 10 bons cm directement sur la terre pour la protéger et l’enrichir.

Les engrais verts

Dans la parcelle d’à côté, Bernard nous a montré du sarrazin qu’il cultive comme engrais vert.

sarrazin

Le bon moment pour semer son engrais vert est fin août, début septembre. Octobre, c’est un peu tard.

Attention à la famille botanique des engrais verts que vous utilisez. Par exemple, si vous avez cultivez des choux et qu’il y a eu des parasites, il ne faut pas semer ensuite de la moutarde car c’est également un crucifère, de la même famille que le chou et les parasites vont s’installer. Une astuce : si vous semez de la phacélie, vous êtes tranquille, elle ne fait partie d’aucune famille botanique présente dans un potager. Elle est toute seule dans sa catégorie, donc pas de risque d’interférence.

Les compostages

Lombricomposteur

lombricomposteur

Recette pour avoir du bon thé de vers durant toute l’année et un compost parfait.

  • Prenez une poubelle correspondant à votre production de déchets verts
  • Fixez un robinet en plastique au point bas du contenant
  • Percez-là de nombreux trous sur les côtés (diamètre 8) à partir de 15cm du fond
  • Remplissez-là de coquilles d’huitre (ou de cailloux) sur environ 10 cm pour faire un drainage)
  • Posez une toile de jute ou des ardoises
  • Charger pendant 3 semaines de déchets de cuisine, puis ajouter les lombrics récupérés dans un autre lombricomposteur. Si vous n’en avez pas, posez un seau sans fond rempli de déchets de cuisine sur la terre pour les faire venir. Attention, les lombrics qui conviennent ne sont pas les gros « vers de terre », ils sont beaucoup plus fins.
  • Alimentez en déchets de cuisine et de jardin (épluchures, coquilles d’oeufs…)
  • Récupérez régulièrement le jus (ou thé) de vers. Il représente un engrais liquide précieux qui se conserve très bien.
  • Après une année d’utilisation, vous pouvez créer un deuxième lombricomposteur de la même façon que le premier (en récupérant les vers) et commencer à l’alimenter. Il ne vous reste plus qu’à utiliser le compost du premier lombricomposteur pour le jardin.

Si vous souhaitez créer ce composteur chez vous, vous pouvez télécharger le pdf expliquant la marche à suivre dans le dossier « réalisation d’un lombricomposteur »

Compost à chaud

Pour pouvoir faire un compost à chaud, il faut un volume suffisant pour que la température monte fortement (Jusqu’à 70°C)

Vous pouvez utiliser du purin d’orties comme activateur.

Faire un mélange de matières azotées (tonte de pelouse, fumier…) et carbonées (bois, feuilles mortes…)

La pelouse demi-sèche est considérée comme équilibrée en azote/carbone.

Les semis et repiquage
  • mâche
  • radis de tous les mois
  • salade d’hiver, mesclun

Tour du jardin de Bernard

Après un pot convivial, Bernard a refait un tour de jardin pour expliquer comment son jardin est conçu.

* La Phytoépuration

La visite a débuté par une explication de la phytoépuration installée chez Bernard depuis environ 8 ans.

La Phytoépuration est un système naturel et efficace d’assainissement individuel des eaux usées.

Ainsi, les systèmes de phytoépuration dirigent les eaux usées vers des filtres plantés d’espèces végétales soigneusement sélectionnées et capables d’absorber les polluants.

Exemple de phytoépuration :

Filtres à roseaux – © D. Klecka

Le système de phytoépuration est fiable et performant. De plus, il s’intègre parfaitement au jardin de Bernard, sans dégager aucune mauvaise odeur.

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* La mini-serre à semis

mini-serre à semis

Fabriquée à base de récupération de double vitrage extérieur, la mini-serre de Bernard est adossée à un mur orienté plein sud. Elle bénéficie donc de l’inertie thermique du bâtiment, contre laquelle elle est appuyée, et elle est aussi protégée des vents froids.

Le fond de la serre est constitué d’un panneau de bois sombre ainsi que de sable qui permet de chauffer la serre naturellement.

Elle est constituée de plusieurs niveaux. La base est comblée avec de la terre de jardin rapportée, permettent des cultures en pleine terre toute l’année, ici Bernard y a installé des plants de tomates. Les autres niveaux ont des étagères, amovibles permettant de recevoir les semis et les plants en godets.

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* La butte

Petit arrêt sur la butte qui s’est affaissée au fil du temps. C’est normal : la terre retrouve peu à peu sa densité optimale, qui est supérieure à celle d’une terre nouvellement bêchée.

Elle n’en sera pas moins fertile, et plus aérée qu’une terre labourée : sa structure sera beaucoup plus élaborée.

* La serre

Petit tour dans la serre de Bernard qui abrite entre autres : plants de tomates, haricots, et physalis.

Grâce à un bon paillage la serre n’est arrosée qu’une seule fois par semaine.

L’occasion d’une petite dégustation de physalis que l’on appelle aussi « amour-en cage »!

 

* Le bassin

Le trop plein des eaux de pluie se retrouve dans un bassin qui permet de stabiliser l’écosystème du jardin. Ce bassin permet d’accueillir de nombreux animaux auxiliaires : crapauds, grenouilles, hérisson… qui aident à maintenir les cultures en bonne santé.

*Le tas de déchets verts au fond du jardin

Tout ce qui ne n’est pas utilisé au jardin est entassé au fond du jardin : branches, branchages,tailles haies…rien ne part à la déchèterie.

Ce qui permet de créer un habitat naturel pour beaucoup d’espèces d’animaux et insectes.

*L’hôtel à insecte et le refuge du hérisson

La visite du jardin se termine près de l’hôtel à insectes et le refuge du hérisson.

Cet hôtel permetde favoriser les espèces d’insectes auxiliaires, précieux alliés pour lutter contre les parasites du jardin. L’autre avantage est qu’on contribue ainsi à favoriser la biodiversité locale et à rétablir l’équilibre de la chaîne alimentaire.

Sous cet hôtel, se trouve l’abri du hérisson de Bernard, placé à l’ombre, à l’abri du vent et de la pluie.

Les feuilles de bambou tombées au sol offre un vrai lit douillet pour le Hérisson.